Que pensez-vous des 50 ans dĠindŽpendance de la RDC ?

 

Marie-ThŽrse Nlandu

Elle est la fille du fondateur de lĠabako, partie du premier prŽsident du Congo. Elle a ŽtŽ candidate ˆ la prŽsidence en 2010 et elle a fait de la prison.

 

 

Les 50 ans dĠindŽpendance me donne un grand sentiment dĠinachevŽ, dĠun Žchec collectif, dĠun lot dĠespoirs dŽus et une grande envie de crier nos souffrances injustes sur le toit. La question  est : Peut-on encore espŽrer ?

1.1.                Rappel historique :

Le 30 juin 1960 est le point dĠaboutissement dĠune longue qute pour la dignitŽ perdue pour le peuple congolais. Les ponts, les routes, les chemins de fer, les villes, les h™pitaux, les Žcoles et Žglises construits par lĠoccupant belge nĠont pas rŽussi ˆ Žtancher la soif de libertŽ que Dieu a donnŽe ˆ chacun des ses enfants. Cela dĠautant moins que plusieurs mains, pieds et ttes ont ŽtŽ coupŽs pour cette nouvelle Ç civilisation È.

Malheureusement pour le Congo, la fte sera de trs courte durŽe : mutinerie de lĠarmŽe le 04 juillet dŽjˆ, sŽcession de la province du Katanga, soutenue par la Belgique, le 11 juillet. Toujours avec lĠappui de la Belgique, la province minire du Kasa• fait aussi sŽcession le 28 aožt 1960.

La tension crŽŽe par le discours inattendu de Patrice Lumumba ne fera que monter pour aboutir ˆ la rŽvocation du Premier Ministre par le PrŽsident Kasa-Vubu le 5 septembre 1960. 

CĠest la premire crise institutionnelle au Congo.

Mobutu fait une premire tentative dĠun coup dĠŽtat militaire en neutralisant le chef de lĠEtat et le premier ministre le 14 septembre 1960.

Lumumba est exŽcutŽ ˆ Lubumbashi le 17 janvier 1961. Cet assassinat sera le point de dŽpart de rŽbellions sanglantes, essentiellement celles de Kisangani.

Le Congo est entrŽ dans une zone de turbulences jusquĠˆ aujourdĠhui.

Dans les annŽes  1963-4, le pays semble retrouver la paix mais le 24 novembre 1965, Mobutu fait un coup dĠEtat et instaure une dictature qui durera 32 ans.

En 1996, une invasion des pays limitrophes dont le Rwanda et lĠOuganda aidera Laurent-DŽsirŽ Kabila ˆ renverser Mobutu - dŽjˆ fortement affaibli par lĠopposition politique interne et la maladie - et ˆ sĠautoproclamer PrŽsident de la RDC. Une nouvelle dictature va sĠinstaurer.

En 1998, une nouvelle rŽbellion refait surface conduite par les ex-alliŽs de LD Kabila (le Rwanda et lĠOuganda).

LD Kabila est assassinŽ le 16 janvier 2001. Par une procŽdure connue de lui seul, Joseph Kabila lui succde et prte serment le 26 janvier 2001

Depuis lors, le peuple congolais nĠest pas sorti de la dictature ni de la mauvaise gouvernance.

 

1.2.                Les acteurs majeurs de lĠhistoire de lĠindŽpendance

Nous sommes en prŽsence dĠune tragŽdie qui se joue en quatre actes avec des acteurs majeurs qui se succdent pendant 50 ans.

Acte 1 –

 

-       LES PERES DE LĠINDEPENDANCE

 

Ils constituent le premier groupe dĠacteurs du Congo IndŽpendant. Ils ont rŽussi, le 30 juin 1960 ˆ rŽcupŽrer le contr™le du destin national sous conduite de Joseph Kasa-Vubu et de Patrice Lumumba.

 Le peuple congolais a pu Ç redresser son front longtemps courbŽ È.

 

-       La Belgique

 

Ayant accordŽ lĠindŽpendance de mauvaise gr‰ce, la Belgique sĠemploiera ˆ dŽstabiliser la jeune rŽpublique.

 

Propos provocateur du GŽnŽral Janssens ( aprs lĠindŽpendance = avant lĠindŽpendance) devant les troupes de la force publique avec comme consŽquence la mutinerie du 04 juillet ; soutien militaire, administratif, financier et diplomatique ˆ Moise Tshombe pour la sŽcession du Katanga ; appui militaire et financier ˆ Albert Kalondji pour la sŽcession de la province minire du Kasa• ; intervention militaire belge ˆ Kinshasa et ˆ Matadi ; exode massif de tous les cadres administratifs et militaires belges (et leurs familles).  

 

-       RŽbellions

 

LĠassassinat de Lumumba donnera naissance ˆ un gouvernement rŽvolutionnaire installŽ ˆ Kisangani  sous la direction dĠAntoine Gizenga et soutenu ˆ lĠintŽrieur par des chefs rebelles Gbenye, Gaston Soumiallo et Pierre Mulele. Au total, 500.000 vies  seront perdues pendant cette pŽriode de turbulence.

 

Une intervention militaire des para-belges mettra fin au rgne des lumumbistes ˆ Kisangani tandis que les forces de lĠONU (ONUC) mettront fin ˆ la sŽcession katangaise permettant ainsi ˆ Kinshasa de rŽtablir lĠautoritŽ de lĠEtat sur toute lĠŽtendue du pays.

 

Une confŽrence constitutionnelle tenue ˆ Luluabourg donnera ˆ la Nation une nouvelle constitution en 1964 et des Žlections dŽmocratiques et transparentes sont organisŽes pendant lĠannŽe 1965.

 

Le pays revient ˆ la vie politique normale et nĠattendait plus que lĠŽlection prŽsidentielle pour la mise en place de toutes les institutions dŽmocratiques.

 

CĠest avec grand Žtonnement quĠon verra intervenir Mobutu le 24 novembre 1965 interrompant le processus dŽjˆ engagŽ.

 

Acte 2 –

 

Le 2e acte de la tragŽdie congolaise commence avec la  seconde intervention de Mobutu sur la scne politique le 24 novembre 1965.

 

Cet ancien sergent de la force publique, lĠarmŽe coloniale du Congo Belge, dŽmobilisŽ, a rŽintŽgrŽ lĠarmŽe au grade de colonel et ˆ la fonction de chef dĠEtat Major sur dŽcision de Lumumba pour combler le vide crŽŽ par le dŽpart massif des officiers belges suite ˆ la mutinerie des soldats congolais.

 

Mobutu nĠavait renoncŽ que momentanŽment ˆ ses ambitions politiques de 1960.

 

Deux obstacles lui barraient la route du pouvoir : Joseph Kasa-Vubu et Patrice Lumumba.

 

Prenant prŽtexte dĠune crise politique entre le PrŽsident en septembre 1960 et son Premier Ministre, Mobutu les neutralise tous les deux le 14 septembre 1960. Il arrte Lumumba et lĠenvoie au Katanga o il sera tuŽ le jour mme de son arrivŽe, le 17 janvier 1961.

 

Le 24 novembre 1965, Mobutu rŽcidive. Le parlement, ayant refusŽ une deuxime fois lĠinvestiture du gouvernement Kimba, offre ˆ Mobutu le deuxime prŽtexte quĠil attendait pour neutraliser le prŽsident Joseph Kasa-Vubu.

 

Avec lĠaide de ses parrains belges et amŽricains, Mobutu prend le pouvoir pour 32 ans.

 

Sžr du soutien des puissances occidentales dont il sert de rempart contre lĠinfluence soviŽtique en Afrique centrale, Mobutu rgnera seul sur la scne politique nationale faisant chanter et danser son peuple pour sa gloire personnelle.

 

LĠoccident qui a besoin de lui, pardonne ˆ Mobutu de graves atteintes aux droits humains : pendaisons publiques de leaders politiques ds juin 1966, faux coups dĠEtat ˆ rŽpŽtition suivis des jugements expŽditifs et condamnations ˆ mort pour certains, relŽgation de leaders politiques ˆ lĠintŽrieur du pays, fusillades dĠŽtudiants dĠuniversitŽ, enr™lements dĠŽtudiants universitaires dans lĠarmŽe, tortures et exŽcutions extrajudiciaires ont jalonnŽ la longue dictature de Mobutu sans oublier  une gestion dŽsastreuse des finances publiques  et de lĠŽconomie nationale dans son ensemble.

 

Au dŽbut des annŽes 1990, lĠUnion sacrŽe, une alliance des parties politiques de lĠopposition parviendra ˆ relever la tte et ˆ forcer Mobutu ˆ accepter un nouvel ordre politique ˆ travers la ConfŽrence Nationale Souveraine (CNS).

 

Une constitution provisoire est promulguŽe qui rŽŽquilibre le partage du pouvoir entre le PrŽsident de la RŽpublique, le Gouvernement et le Parlement.

 

Le Congo retourne lentement ˆ la vie dŽmocratique dĠavant le coup dĠEtat de 1965. Le Haut Conseil de la RŽpublique (Parlement de transition) met sur pied une nouvelle constitution, des projets de loi Žlectorale  et de calendrier Žlectoral Žtaient prts pour le dŽbat parlementaire ; enfin, une commission Žlectorale sĠactivait dŽjˆ pour conduire le pays aux Žlections conformŽment aux rŽsolutions de la confŽrence nationale souveraine.

 

Le peuple congolais se prŽparait ˆ clore le chapitre mobutien de son histoire avec dignitŽ, par une victoire Žlectorale.

 

PrivŽ dĠappui populaire et affligŽ sĠune santŽ dŽclinante, Mobutu pouvait difficilement battre un candidat de lĠopposition qui quĠil soit.

 

Malheureusement  pour le Congo, la dŽmocratie recouvrŽe ne durera pas longtemps.

 

En effet, lĠassassinat dĠHabyarimana en avril 1994, PrŽsident du Rwanda, dŽclenche une violence ethnique sans prŽcŽdent dans ce pays.  Les Hutus, en dŽroute, devant lĠavancŽe des Tutsis du FPR (Front Patriotique Rwandais), fuient en masse vers le Congo avec lĠaide de la France (OpŽration Turquoise).

 

Les Tutsis au pouvoir en Ouganda, au Rwanda et au Burundi se coalisent pour dŽtruire lĠennemie  Hutu exilŽ ˆ lĠEst du Congo, considŽrŽ comme une menace de leur sŽcuritŽ.

Ds septembre 1996, la coalition ougando-rwando-burundaise  attaque les camps de rŽfugiŽs dans le Kivu et  poursuit des Hutus en fuite dans les forts du Congo jusquĠˆ Tingi-Tingi, le dernier camp de rŽfugiŽs Hutu dŽtruits par les Tutsis.

 

Utilisant Laurent Kabila comme paravent, ils poursuivront leur course jusquĠˆ Kinshasa forant Mobutu ˆ lĠexil au Maroc o il mourra.

 

Le 17 mai 1997 Kabila sĠautoproclame PrŽsident de la rŽpublique.   Il suspend lĠacte constitutionnel de la transition pris par la CNS, sous Mobutu, il suspend les partis politiques et toutes activitŽs politiques en dehors de lĠAlliance des Forces dŽmocratiques pour la libŽration du Congo, AFDL en sigle, nouveau parti dĠEtat dĠinspiration rwandaise. Il prend un dŽcret cŽlbre, dŽcret 003, en vertu duquel il concentre tous pouvoirs lŽgislatifs, exŽcutifs et judiciaires entre ses mains.

 Des officiers rwandais et ougandais commandent son armŽe pendant toute une annŽe ; beaucoup dĠanciens soldats ex-FAZ( Forces armŽes za•roises sous Mobutu) sont envoyŽs ˆ la base Militaire de Kitona o plus de 4000 ŽlŽments seront tuŽs par empoisonnement.

 

La prŽsence des alliŽs devenant encombrante, Kabila dŽcide de se dŽbarrasser de ladite tutelle. Le 2 aožt 1998, une nouvelle rŽbellion na”t ˆ lĠEst. Kagame arme cette nouvelle rŽbellion sous le nom du RCD (Rassemblement congolais pour la dŽmocratie), un mouvement militaro-politique dominŽ par les Tutsis.

 LĠOuganda de son cotŽ soutient une autre rŽbellion au Nord du Congo, le MLC (Mouvement de libŽration du Congo) conduit par Jean-Pierre Bemba, une organisation militaro-politique dont la branche militaire est sous lĠautoritŽ du GŽnŽral Kazini de lĠarmŽe ougandaise.

Ces mouvements majeurs de la rŽbellion et leurs parrains seront les signataires de lĠaccord de Lusaka de dŽcembre 1999 avec le gouvernement de Kinshasa soutenu par lĠAngola, le Zimbabwe et la Namibie. Laurent DŽsirŽ Kabila sera assassinŽ le 16 janvier 2001 dans des circonstances restŽes mystŽrieuses  jusquĠˆ ce jour.

 

2.4. Joseph Kabila succde ˆ Laurent DŽsirŽ Kabila dans des circonstances toutes aussi mystŽrieuses. Le 26 janvier 2001 il prte serment et devient chef de lĠEtat.

En dehors du fait quĠil est venu au Congo en 1996 en compagnie  du gŽnŽral rwandais, James Kaberebe, chef dĠEtat Major  momentanŽ des forces de lĠAFDL, le peuple congolais ne conna”t pas grand-chose de son jeune prŽsident de 29 ans.

Il reoit en hŽritage de son pre, le fameux dŽcret 003 qui lui permet de gouverner seul la partie non occupŽe par la rŽbellion. Le dialogue inter-congolais de 2002 organisŽ sous les auspices de lĠAfrique du Sud et de la CommunautŽ Internationale(MONUC) aidera les belligŽrants  ˆ convertir les avantages  militaires en gains politiques. LĠaccord global et inclusif qui sanctionne les travaux de ce dialogue  organise le partage du pouvoir entre les belligŽrants : Joseph Kabila est maintenu prŽsident de la RŽpublique dans la nouvelle constitution de transition, assistŽ de 4 vice-prŽsidents, tous ex-rebelles, Azarias Ruberwa du RCD, Jean-Pierre Bemba du MLC, Yerodia Ndombasi de lĠex AFDL, reprŽsentant le gouvernement, Za•di Ngoma, ex RCD reprŽsentant lĠopposition politique dans son ensemble.

Ils vont former un gouvernement de transition pour une pŽriode de trois ans, de 2002 ˆ 2005, malgrŽ des nombreux crimes de guerre, crimes contre lĠhumanitŽ dont ils  sont prŽsumŽs coupables.

 

LĠaccord inclusif prŽvoyait aussi des Žlections gŽnŽrales ˆ la fin de la transition. Celles-ci vont se tenir en 2006, financŽes en grande partie par lĠUnion EuropŽenne et surveillŽes Žtroitement par une force spŽciale europŽenne, EUFOR, en plus de la MONUC et un nombre impressionnant des observateurs internationaux.

Paradoxalement, ils garderont tous  silence devant les violences de Joseph Kabila pendant la campagne Žlectorale : attaques armŽes sur lĠopposant Jean –Pierre Bemba, destruction de ses Žquipements de campagne, tueries dans la capitale, arrestations arbitraires, expulsion dĠavocat dĠopposant, incendie de la cour suprme, utilisation des fonds publics, terreur dans la capitaleÉTout cela a ŽtŽ ignorŽ par les reprŽsentants de la CommunautŽ Internationale qui, disposant des moyens tant militaires que diplomatiques, pouvaient remettre en cause lĠissue de telles Žlections.

CĠest dans ces conditions que J.Kabila gardera son fauteuil de prŽsident,  sans oser affronter un quelconque candidat prŽsidentiel dans le dŽbat radiotŽlŽvisŽ organisŽ ˆ cet effet pour expliquer chacun son projet de sociŽtŽ. Sa victoire Žlectorale sur fond de terreur, laissera, sans solutions sur le terrain, toutes les questions politiques du pays : rŽelle sŽparation entre les pouvoirs de lĠEtat, bonne gouvernance, sŽcuritŽ, prŽsences de milices rwandaises Tutsi et Hutu ˆ lĠEst, milices ougandaises, corruption institutionnalisŽe, pauvretŽ, viols massifs des femmes et enfants, mutilations des organes, dŽstructuration des familles, massacres de populations(plus de 5.000.000 de morts), disfonctionnement de la justice et du dispositif de dŽfense du pays, destruction de lĠŽcosystme, violations massives des droits humainsÉ

 

3. QuĠen penser ?

 

50 ans aprs, le Congo a encore besoin dĠun leadership sĠappuyant sur les valeurs morales. LĠhistoire de 50 ans dĠIndŽpendance du Congo est une histoire jouŽe et vŽcue sans son peuple. Joseph Kasa-vubu et Patrice Lumumba restent les seuls leaders et acteurs majeurs ˆ sĠtre appuyer sur le peuple pour accŽder au sommet de lĠEtat.

La confŽrence constitutionnelle de Luluabourg de 1964 et la confŽrence nationale souveraine de 1990-92 sont les rares instants de souverainetŽ que le peuple congolais a connus. Et chaque fois, un homme prŽtendument fort Žtouffe cet Žlan dans lĠÏuf. Le reste est lĠÏuvre des hommes forts : Mobutu, KabilaI, KabilaII soutenus ou imposŽs par des forces extŽrieures au peuple congolais.  Celles-ci ne prtent aucune attention aux aspirations profondes de ce peuple rŽduit au statut de simple  marchepied.

Les aspirations ˆ la dignitŽ, ˆ la libertŽ, ˆ la  justice, ˆ une meilleure qualitŽ de vie restent sans rŽponse. Le divorce entre les attentes lŽgitimes du peuple et lĠagir dĠun leadership irresponsable, mŽchant, corrompu, incompŽtent et Žgo•ste explique la faillite de 50 ans dĠIndŽpendance.

 

4. Est-il  encore permis dĠespŽrer ?

 

Oui, si seulement si, au Congo sĠinstalle un leadership capable dĠinspirer le peuple en faisant revivre le REVE des Pres de lĠIndŽpendance de b‰tir un pays plus beau quĠavant dans le labeur et la paix !

 

Pour ce faire ces prŽalables doivent impŽrativement tre pris en compte et trouver des solutions pratiques :

 

4.1 Les violations frŽquentes du territoire congolais par les armŽes rwandaises et ougandaises

 

Les entrŽes sur le territoire national des armŽes rwandaises et ougandaises,  ayant fait plusieurs victimes congolaise doivent prendre fin.

La communautŽ internationale doit rŽellement peser pour que le Rwanda et lĠOuganda organisent leurs propres dialogues inter communautŽs afin de rŽsoudre leurs problmes politiques et ethniques. Le Congo a suffisamment payŽ de son sang pour des problmes ethniques qui ne sont pas siens.

 

4.2 La communautŽ Internationale doit changer dĠapproche dans la question congolaise. Les problmes congolais doivent tre rŽgler avec les Congolais ˆ Kinshasa et pas ailleurs. Elle doit cesser de fermer les yeux sur les abus massifs de droits humains commis par Joseph Kabila, le Rwanda et lĠOuganda sur le sol congolais. Tant que des crimes aussi graves ne seront pas sanctionnŽs, il nĠy a aucune raison dĠespŽrer voir un jour la fin de lĠimpunitŽ au Congo.

A cet effet, une demande recommandŽe dĠouverture dĠenqute criminelle pour crimes de guerre et contre HumanitŽ ˆ charge du prŽsident J. Kabila et consorts, est envoyŽ depuis juin 2010 au   Procureur prs la CPI pour le compte du peuple congolais.

4.3 Par tous les moyens, il faut arrter lĠexploitation illŽgale des ressources naturelles du Congo en mettant en place des mŽcanismes pouvant permettre de bannir du marchŽ des produits non contr™lŽs. Il en va de la sŽcuritŽ internationale en gŽnŽral, et celle du Congo en particulier.

 

4.4 Les Žlections 2011 ne doivent pas ressembler ˆ celle de 2006.

- Un mois pour faire campagne prŽsidentielle pour un territoire de 2.345.000 Kms carrŽs relve dĠun dol intellectuel. Seuls pouvaient le faire, les dŽtenteurs du pouvoir dĠEtat disposant par ailleurs des moyens matŽriels et financiers  colossaux. CĠest pourquoi le calendrier doit tre juste, rŽaliste tenant compte des Žtendues du territoire, 80 fois la Belgique, 4 fois la France.

- Les Žlections doivent permettre une rŽelle manifestation de lĠexpression libre de la volontŽ du peuple congolais.

- Les conditions de sŽcuritŽ doivent tre suffisantes pour tout candidat.

- Un recensement crŽdible de la population doit tre fait avant tout enr™lement des Žlecteurs.

- Le calendrier Žlectoral doit tenir compte des rŽalitŽs du terrain.

- Le pouvoir organisateur doit assurer des garanties dĠimpartialitŽ et de transparence des opŽrations Žlectorales ˆ tous les niveaux ( commission Žlectorale, haute autoritŽ des mŽdias, Cour Suprme de Justice)

- accs Žgal des candidats aux  mŽdias  publics.

-Non recours ˆ la violence et aux fonds publics sous peine de disqualification.

 

Une Žlection opŽrŽe dans des conditions ci-dessus, sera un pas de gŽant pour le Congo vers la bonne direction.