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GRANDIOSE INAUGURATION DE LA PREMIÈRE PAROISSE AFRICAINE DE MONTRÉAL,
EN PRÉSENCE DU CARDINAL MONSENGWO DE KINSHASA ET DE L’ÉVÊQUE ABAGNA DU CONGO-BRAZZAVILLE, AU RITE CATHOLIQUE DU CONGO, L’UN DES HÉRITIERS DE L’ANCIEN ROYAUME DU CONGO, TERRE D’ORIGINE DE MATHIEU DACOSTA, COFONDATEUR DU CANADA ET DES ESCLAVES QUI ONT TRANSFORMÉ LA CULTURE POPULAIRE AMÉRICAINE AU POINT DE PROVOQUER L’ÉLECTION DU PRÉSIDENT OBAMA

Madame Fadima Diallo musulmane et conseillière du maire de Montréal et des élus pour les relations interculturelles disait :
"La cérémonie a augmenté ma fièrté d'africaine."

Kanyurhi T. Tchika, président du Magazine Transatlantique, auteur du livre Aperçu de l'Apport de l'Afrique et de sa diaspora au monde, personnalité de La Presse/Radio-Canada pour la semaine du 27 février 2012 pour avoir fait nommer une place en hommage à l'esclave Marie-Josèphe Angélique.

Kanyurhi T. Tchika interviewé par La Presse
Kanyurhi T. Tchika interviewé par La Presse
Le 9 juin 2013, à la Paroisse Notre-Dames-des-Anges de Montréal, il y avait un attroupement incroyable de médias dont toutes les plates-formes de Radio-Canada et du quotidien La Presse, les plus importants médias francophones du Canada. C’était la première fois qu’un événement concernant l’Afrique au Canada avait eu une telle couverture, et qu’en plus, on ne traitait pas de la famine ou de la guerre. Il s’agissait de l’inauguration de la première paroisse africaine de Montréal en présence du cardinal Monsengwo de Kinshasa,qui a été nommé parmi les huit cardinaux chargés d’aider le Pape à réformer l’Église et en qui plusieurs voyaient le seul Africain pouvant devenir pape et de l’évêque Abagna Mossa du Congo-Brazzaville, au rite catholique du Congo, héritier de l’ancien royaume du Congo, terre d’origine de Mathieu Dacosta, cofondateur du canada et des esclaves qui ont transformé la culture populaire américaine au point de provoquer l’élection du président Obama.

Une concept de messe dansante qui peut revigorer l’Église catholique, surtout s’il est transmis au Brésil, le plus grand pays catholique du monde, et dont la population est à 51% d’ascendance africaine et à toute l’Amérique latine du Pape François.



Cardinal Monsengwo, Cardinal Christian Lépine, 
Évêque Abagna
Cardinal Monsengwo, Cardinal Christian Lépine,
Évêque Abagna
La messe du 9 juin a commencé par une grande procession d’une vingtaine de prêtres suivie du Cardinal Monsengwo et de l’Évêque Abagna qui entouraient l’Archevêque de Montréal Monseigneur Christian Lépine. Devant les prêtres, il y avait deux groupes de jeunes filles et de servantes de messe en pleine danse. Le rite catholique congolais a été créé au début des années 1970 par le Cardinal Malula, alors Archevêque de Kinshasa qui voulait l’inculturation de l’Église en se basant sur les écrits de l’Abbé Mulago alors doyen de la Faculté de théologie catholique de Kinshasa et qui avait écrit en 1965 un livre intitulé Un visage africain du christianisme. En 1971, en s’inspirant de la politique de Recours à l’authenticité africaine, le président Mobutu, imposant le changement de prénoms occidentaux. Le Cardinal Malula n’était pas d’accord, pas à cause du principe, mais puisqu’il avait l’impression que Mobutu, qui devenait de plus en plus le dictateur qu’on allait connaître plus tard, voulait se mêler de tout, même des affaires de l’Église. Le Cardinal se réfugia au Vatican et, après négociation, les évêques congolais finirent par faire accepter le baptême avec des prénoms africains en se basant sur l’exemple du plus jeune des martyrs de l’Ouganda, Saint-Kizito, canonisé avec son seul nom africain et qui a été cité dans la messe du 9 juin aux côtés des Bienheureux du Congo Bakanja et Anuarité. Le Cardinal Malula disait qu’en Afrique, il n’y a pas de fête sans danse. Or, la messe étant une fête avec Dieu, il est normal qu’on dans à la messe. Cette animation fait que les messes congolaises sont très longues, mais elles ne sont pas ennuyantes comme les messes catholiques traditionnelles. Elles peuvent s’adapter facilement à l’esprit festif des Brésiliens qui forment le plus grand pays catholique du monde, dont la population des à 51% d’ascendance africaine, où des églises évangéliques protestantes sont entrain de gagner du terrain en s’inspirant du rite copié chez les Noirs américains qui eux-mêmes l’avait reçu du Congo et d’autres pays africains. La messe congolaise peut donc redynamiser le catholicisme, surtout en Amérique latine du Pape François. Cela peut se faire grâce à Monseigneur Émery Kabongo, ancien secrétaire particulier du Pape Jean-Paul II et actuel curé de la Basilique Saint-Pierre qui a été déjà diplomate du Vatican au Brésil. Ainsi, l’Afrique peut montrer encore qu’elle peut influencer l’Occident et le christianisme comme elle l’a dès le début.

Caracalla, empereur romain berbère qui a créé la notion moderne de la citoyenneté, Gélase 1er, un pape africain, à la base de la création de l’Occident et de l’ancien Royaume du Congo qui a participé à la formation du Canada, a envoyé des ambassadeurs à Rome et dont les ressortissants devenus esclaves ont mis au point les bases de la culture populaire américaine qui a permis l’élection du président Obama.

Messe à l'église Notre-Dame-des-Anges
Monsieur Jean-Marc Fournier, chef de l'Opposition
officielle à l'Assemblée Nationale
En 2007 à Dakar, le Président Sarkozy avait perdu la confiance des Africains en prononçant un discours écrit par son conseiller Henri Guaino, dans lequel il avançait que l’homme africain n’était pas assez entré dans l’histoire. C’et le même discours que tiennent les racistes qui s’attaquent à Mme Cécile Kyenge, professeure de médecine d’origine congolaise qui vient d’être nommée ministre de l’Intégration et qui va compléter le travail sur la citoyenneté romaine commencé par l’Empereur Caracalla. Ces gens-là semblent oublier l’apparition des premiers humains en Afrique, le système de calcul d’Ishango à l’Est du Congo Kinshasa vieux de 8,000 ans, considéré comme le plus ancien du monde et qui aurait été transmis à l’Égypte pharaonique dont l’héritage a été récupéré par la Grèce et la Rome antiques.

Fils de Septime Sévère, le premier empereur romain berbère, issu de l’Afrique du Nord, l’empereur Caracalla a transformé l’empire en accordant en 212 après Jésus-Christ, le droit de cité de la ville de Rome ou la citoyenneté romaine à tous les sujets de l’empire en créant ainsi la notion moderne de citoyenneté et de nationalité différente de la race et de l’origine ethnique.

Le christianisme, considéré comme la matrice de la civilisation européenne et occidentale a commencé au Moyen-Orient et s’est développé en Afrique du Nord en donnant naissance à Saint Maurice, officier romain noir, originaire de la Nubie, devenu saint patron de l’Autriche, de la Suisse et d’une partie de l’Allemagne et Saint Augustin, berbère originaire de l’actuelle Algérie, le plus grand théologien chrétien. Le pape Gélase 1er, originaire probablement aussi de la Nubie, a refusé, à son élection en 492, de faire allégeance à l’empereur de Constantinople qui s’estimait être le seul héritier de l’Empire romain et fit la promotion de la christianisation des barbares européens dont Clovis, roi des Francs, dont le baptême est considéré par plusieurs historiens et même par le Général DeGaulle comme le début de la nation française et de l’Occident.

Avant d’aller aux Amériques, des explorateurs portugais s’étaient rendus à l’ancien Royaume du Congo en 1482 et avaient établis des relations diplomatiques avec leur pays. En 1518, le fils du Roi du Congo, Don Henrique, a été sacré évêque à Rome par le Pape Léon X de la célèbre famille Médicis qui avait déjà des liens commerciaux avec le Congo en important des tissus et de l’ivoire. En 1607, une portrait de la présentation des lettres de créance de l’ambassadeur Manuel Ne Vunda au Pape a été fait dans la Basilique Sainte-Marie Majeure.

Cardinal Monsengwo, Cardinal Christian Lépine, 
Évêque Abagna
M. Tchika avec le Cardinal Monsengwo, Archvêque de Kinshasa,
et Monseigneur Abagna Mossa, Évêque de Owando au Congo-Brazzaville
Le Congo a aussi produit une vieille civilisation dont a traité l'historien belge David Van Reybrouck dans son livre Congo de 2010 : - qui a envoyé des délégués à la Cour du pharaon égyptien, 3000 ans avant Jésus-Christ, - qui a créé le système de calcul d'Ishango, le plus vieux du monde, - qui a donné lieu au brassage ethnique entre les Nubiens et les populations locales permettant ainsi l'avènement de la plus grande partie de la formation du peuple bantu, le plus important d'Afrique avec plus de 250 millions de personnes, - où s’est formée en partie la langue swahili, la plus répandue en Afrique avec près de 200 millions de locuteurs, et la langue du père du Président Obama. - qui, à l'époque de l'ancien Royaume du Congo, a envoyé Mathieu Dacosta à la fondation du Canada en 1604 et celle de Québec en 1608 et a produit les parents de Marie-Josèphe Angélique, une esclave noire pour qui nous venons de faire nommer une grande place à Montréal, comme nous avions fait pour une rue en l’honneur de Mathieu DaCosta à Québec en 2008. - qui est la terre d'origine des esclaves qui ont créé à Congo Square, à la Nouvelle-Orléans, les bases de la musique américaine moderne qui a transformé la culture populaire américaine devenue afro-occidentale et qui a abouti à l'élection du Président Obama.

En 2010, le président Obama a fait passer, dans sa loi des finances, une disposition sur la protection des richesses naturelles du Congo en se souvenant probablement de ce que son pays doit au Congo qui a fourni l'uranium à la base de la première bombe atomique américaine et la musique cousine de celle de Kinshasa, qui est en Lingala et est la plus importante d'Afrique. Il faut souligner que Kinshasa, malgré son désordre avec ses 13 millions d’habitants à 70 % francophones, est considérée par plusieurs comme la plus grande métropole africaine, qui dispute aussi la première place de la Francophonie à la région parisienne, et elle est très créative.

Le cardinal Malula a élaboré le rite catholique congolais accepté par le Vatican en 1988 pour la plus grande Église catholique d'Afrique, et dans lequel a été célébrée la messe que nous avons fait diffuser le 13 février 2011 à la télévision de Radio-Canada en hommage à Marie-Josèphe Angélique et Mathieu DaCosta. Kinshasa a récemment été le lieu de tournage du film Rebelle du Québécois Kim Nguyen, dont le père était d'origine vietnamienne, film ayant comme actrice principale la jeune Rachel Mwanza 15 ans que nous avons eu le plaisir de recevoir à Montréal avec les Congolais de Montréal et le producteur Pierre Even, ancienne enfant de rue qui a gagné le premier prix d'interprétation féminine au Festival de Berlin en février 2012 et aussi au Festival Trèbeca fondé par l'acteur Robert De Niro à New York en avril.


Messe Église Notre-Dame-des-Anges (vue de la foule)
Messe Église Notre-Dame-des-Anges (vue de la foule)


Un gouvernement d’union nationale avec au moins 30 % de femmes.


Le 17 mai 1997, j’étais l’invité principal de la Voix de l’Amérique pour son émission spéciale portant sur la chute du régime de Mobutu. J’avais prédit le malheur actuel du pays où une guerre absurde a fait plus de 7 millions de morts, et les pires viols de l’histoire de la guerre à cause de l’incompétence et de l’inconscience de la classe politique congolaise et de la folie des grandeurs du régime ethniste du Rwanda et de ses complices. Quinze ans après, la situation demeure dramatique, mais il y a quelques lueurs d’espoir : la société civile congolaise et une partie de sa diaspora ont convaincu la communauté internationale que les différentes rébellions fomentées à l’Est du pays par le régime du Rwanda n’ont comme objectif que d’occuper le territoire à son compte, de le piller, de massacrer et de violer ses habitants sous prétexte de défendre des Tutsis congolais. L’émergence de la diaspora congolaise qui s’implique de plus en plus en politique dans le pays d’accueil, surtout en Occident, est telle qu’aujourd’hui, on a eu trois femmes d’origine congolaise qui sont ministres dans différents européens, dont Mme Cécile Kyenge, qui vient d’être nommée ministre de l’Intégration en Italie.

Il ne faut pas oublier que le Congo a le plus grand potentiel économique du continent, dont des ressources naturelles dans lesquelles la Chine, le Canada ont investi des milliards de dollars et convoitées aussi par les États-Unis et la France. On vient d’annoncer les travaux du plus grand site hydro-électrique du monde à Inga. Tout cela peut peut se développer grâce à un gouvernement d’union nationale.

Le Congo a besoin comme électrochoc pour réveiller son génie d’un gouvernement d’union nationale issu en majorité de la société civile et comportant au moins 30 % de femmes et ayant la capacité de mettre fin à la guerre et aux viols à l'Est du pays, de provoquer le développement économique et de civiliser les relations entre M. Kabila et son opposition. Il ne faut plus commettre l’erreur de 2004 quand on avait livré le pays à un gouvernement des anciens chefs de guerre en écartant la société civile qui par sa résistance, surtout à l’Est du pays, avait réussi à maintenir l’unité du pays alors que le gouvernement de Kinshasa avait abandonné l’Est aux envahisseurs rwandais et ougandais. Les dernières consultations de Kinshasa doivent être considérées comme une réunion préparatoire à un vrai débat national où seront invités les chefs de l’opposition et la société civile dont l’Église catholique dont le poids social est très important, ainsi que d’autres confessions religieuses avec l’appui de Madame Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU pour les Grands Lacs et comme facilitateur, le Président Denis Sassou Nguesso comme l’ont demandé les principaux partis de l’opposition.

Des femmes ont joué un rôle très important dans l’histoire congolaise. Il faut se souvenir de la prophétesse Kimpa Vita, dite Béatrice du Congo que certains historiens qualifient de Jeanne d’Arc congolaise. Pour rétablir l’unité de son pays, elle avait fondé une Église en s’opposant aux missionnaires européens qu’elle accusait de s’être appropriés le christianisme alors qu’il a ses origines au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, de mépriser les Noirs et de faciliter l’esclavage. Elle fut exécutée et brûlée en 1706. Ses idées ont été reprises 200 ans plus tard par le prophète Simon Kimbagu dont l’Église de plus de 10 millions de fidèles est aujourd’hui la deuxième en importance du Congo après l’Église catholique. Durant la Guerre civile de 1964, a été exécutée Sœur Anuarité, béatifiée en 1985 par Jean-Paul II et qui est devenue la sainte patronne du Congo. À la même période, La Mwamikazi Mwa Nyaluganda, chef coutumier des Bashi du Kivu a organisé la riposte pour reprendre la ville de Bukavu aux rebelles et a ainsi commencé un mouvement qui allait réunifier le pays.

Aujourd’hui, à l’Est du pays, des femmes courageuses défendent leur dignité. C’est le cas de mesdames Masika Bihamba et Juliette Lusenge au Nord Kivu et madame Solange Lusiku au Sud Kivu à Bukavu où travaille aussi le docteur Denis Mukwege qui répare les organes génitaux des femmes violées. Maintenant qu’il est question d’envoyer une force de réaction rapide à l’Est du Congo pour lutter contre les rébellions et rétablir la sécurité aux frontières, il serait intéressant de recourir à des amis du Congo comme les États-Unis, la France qui s’entendent aujourd’hui sur la question du Congo, le Canada la Belgique, l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigéria pour aider le Congo à reprendre sa souveraineté sur l’Est du pays et protéger son gouvernement d’union nationale qui doit sortir le pays du chaos actuel, et le mettre sur le chemin du développement économique, politique et social, et lui redonner sa place en Afrique et dans le monde. Avec les autres héritiers de l’Ancien Royaume qui sont l’Angola, le Congo-Brazzaville, le Gabon et d’autres pays africains, le Congo-Kinshasa doit contribuer financièrement à la paroisse africaine de Montréal, à la création à Montréal du Centre Dacosta-Angélique pour la promotion de l’Afrique et d’un centre culturel africain à Congo-Square à la Nouvelle-Orléans pour le remettre l’Afrique et sa diaspora sur les rails de l’Histoire. Un nouveau gouvernement congolais représentatif doit aussi organiser le 40e anniversaire du combat Ali-Foreman du 31 octobre 1974 à Kinshasa, une occasion qui peut lui permettre de réunir à Kinshasa l’Afrique et sa diaspora, une manifestation à laquelle on peut inviter le Président Obama si le pays arrive à se pacifier, d’autant plus que lui-même compte inviter les pays africains aux Etats-Unis en 2014.

N.B. Mr.Tchika a été chargé par La Voix de l'Amérique, d'expliquer à l'Afrique et au monde le 30 et 31 janvier 2014, le discours de l'Union du président Obama et les préparatifs de son sommet sur l'Afrique
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